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LA LANGUE DES OISEAUX ou des Anges

Jeudi 11 juin 2009
- Par Hermophyle


Cher(e)s ami(e)s, je vais vous décevoir, car vous ne trouverez pas, dans
le texte suivant l’exposition, la description et l’explication des lois de la
langue des oiseaux vous permettant, si je puis dire, de voler de vos
propres ailes pour aller à la découverte de multiples secrets. Déçu(e) ?
Probablement, mais je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

Les choses ne sont pas aussi simples que le présentent certains
articles de la toile. En effet, on peut devenir un expert en jeux de mots et
anagrammes et extracteur de racine grecque et latine, sans maîtriser la
langue des oiseaux qui fait appel à cette intuition acquise par la
fréquente communion avec les textes des vieux maîtres. D’autre part
l’intuition juste est inséparable d’une atmosphère faite de vérité et de
désirs paisibles pétrit de compassion si nécessaire à notre propre
développement. Si ces facteurs déterminants n’existaient pas, les
articles très riches que l’on trouve dans les livres et sur Internet auraient
formé une armée de décrypteurs compétents et nous savons que ce
n’est pas le cas. Ils pratiquent des jeux de mots dépourvus, on peut dire,
de racines, et qui de ce fait ne seront jamais des vecteurs de
connaissance.

Ceux qui cherchent sans se préoccuper de leur état d’âme me font
penser à un magnifique bateau immobilisé à quais car il n’a ni moteur, ni
gouvernail. Une coque vide…

Le moteur, quel est-il ? C’est celui d’une connaissance sérieuse de
l’ésotérisme et de la spiritualité non inféodée aux Églises, sans pour cela
« bouffer du curé » comme disaient les membres rouges sang de la
défunte S.F.I.O. ! Soyons raisonnable, dans toutes recherches où
expéditions on ne saurait prendre le départ sans préparation. En ce qui
concerne l’alchimie, le gouvernail est une familiarisation avec les termes
et les expressions qui façonnent progressivement, dans notre
inconscient, une connaissance qui échappe à la pensée matérialiste.

Ceci étant dit cet article s’adresse à tous et constitue un exemple
simple d’interprétation à partir duquel on peut extraire certaines lois
générales qui peuvent servir au lecteur désireux de progresser.






http://hermetisme.over-blog.com/article-32535803.html

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doivent posséder ses fidèles, au cours des neuf
opérations hermétiques. « La patience est l’eschelle
des philosophes, nous dit Valois, et l’humilité est la
porte de leur jardin ; car quiconque persévérera sans
orgueil et sans envie, Dieu lui fera miséricorde.] p. 90,
édition J. J. Pauvert, 1954.


Longtemps cette explication m’a paru, de la part d’un aussi

brillant Adepte, d’une brièveté un peu excessive, j’ai toujours eu
ce sentiment. Bien évidemment, cette impression n’est un
reproche en rien, elle m’est personnelle et plutôt de l’ordre du
ressentir...

Voyez-vous, c’est comme si le grand Alchimiste, dès la
porte du temple sacré, se protégeait contre lui-même et qu’il
mesurait la difficulté d’éviter les interprétations qui pourraient
être préjudiciables à la diffusion de l’esprit philosophique.

De la sorte, son analyse du médaillon de pierre évite le
commentaire des détails, pourtant riches de sens, pour glisser
impromptu vers des généralités, fort instructives au demeurant.

Sa retenue dans l'exégèse montre surtout le désir de ne
pas prendre le risque d’écorner l’indispensable crédibilité si
capitale pour que puisse se manifester sans entraves la
résurgence de l’art d’Hermès.


Il fallait satisfaire les intellectuels et les mystiques dans un

langage adapté mais essentiellement tangible pour les premiers
malgré une certaine occultation déchiffrable par les seconds.
Ceci afin de pouvoir délivrer un message nécessaire à la prise
de conscience et à l’éveil spirituel des générations futures. En
ce sens, le livre Le matin des magiciens de Louis Pauwels et
Jacques Bergier (1960), qui fit connaître à sa manière
Fulcanelli à un large public, joua le rôle de révélateur en
s'appuyant sur le besoin de mystère et de merveilleux auxquels
notre espèce ne sait résister.


Cette résurgence alchimique, si bien conduite par Eugène

Canseliet, est essentielle pour que l’Art Royal puisse assumer

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actuellement son rôle socio-spirituel de régénération de ceux
qui souhaitent (et souhaiteront) de toute leur âme s’asseoir à la
droite de celui qui est dans l’éternel présent.


Dans ce médaillon, les explications de Fulcanelli sont

d’une étonnante discrétion. Il est vrai que l’évidence de cette
retenue est telle que le moindre cabaliste non expert en langue
des oiseaux, – langue qui s’exprime aussi avec les sculptures,
– peut en percer aisément le sens.


Ainsi, le livre de pierre est tenu ouvert avec les quatre

doigts de la main droite, ce qui exprime l’action des quatre
éléments seuls capables de provoquer cette ouverture qui est
celle de la terre feuillé. Le silence à ce propos est des plus
significatifs et démontre que mon ressentir n’est pas totalement
infondé.

D’autre part le livre fermé qui est au-dessous de celui qui
est ouvert, montre un fermoir, que la cabale phonétique
reposant sur l’homophonie des sonorités ordinaires et « l’à-peu-
près » dans l’audition permet de traduire par « vert noir », ce
qui souligne l’apparition de la couleur verte fermant la noire. LA
COULEUR VERTE EN ALCHIMIE

Verdeur capitale il est vrai, mais ne retenant pas outre
mesure l’attention comme le souligne Eugène Canseliet à la
page 300 de son alchimie expliquée sur ses textes classiques :


« En ces instants, l’alchimiste affermit son

accession ; il est entré dans le domaine transcendant,
dont nul ne prend souci à l’ordinaire. Non seulement il
sait désormais que l’esprit du cosmos est de couleur
verte, mais encore il a vérifié que l’insaisissable agent
de la vie se montre néanmoins pondérable et,
conséquemment, de matérielle gravité » (Edition 1972,
chez J. J. Pauvert)


Il faut se rendre à l’évidence de la nécessaire discrétion

car s’exprimer de la sorte n’avantage pas l’ouvrage auprès des

http://hermetisme.over-blog.com/article-19739067.html
http://hermetisme.over-blog.com/article-19739067.html

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doctes. Il ne s’agit donc pas d’un oubli de la part de Fulcanelli
mais d’une obligation répondant à l’esprit et au rôle du livre.


Un de mes amis, qui fut étudiant en lettre moderne, me

raconta qu’un jour son enseignant critiqua l’œuvre de
Fulcanelli. Mon ami prit un air naïf et demanda béatement au
prof. : Vous avez compris quelque chose à ce livre ? Trente ans
après il attend encore la réponse !


Vous voyez que la navigation à la corne de brume dans

les différents concepts de notre époque avide d’imprécision
favorise l’émergence d’une littérature de l’absurde.
L’incohérence injectée dans un style indigeste assied certaines
notoriétés. Oui, il est possible de parler de n’importe quoi y
compris de la plus profonde idiotie et recevoir en échange une
couronne de laurier. Dans ces conditions un livre d’alchimie
peut décrocher l’indispensable imprimatur des académies alors
que les membres du jury autant que les lecteurs n’ont rien
compris… Faire semblant de comprendre quelque chose qui ne
peut être compris en brodant à côté du sujet est un signe de
génie. C’est ainsi que la plus haute marche du podium de
l’intelligensia est remportée par la bêtise.


Si le médaillon circulaire n’est autre que la représentation

d’un ballon, les ondes supérieures symbolisent un surnagea
liquide de faible densité appelé esprit, et que Gébert nomme
feu de cheveux, ce qui est bien représenté par la tête qui le
pénètre. De ce fait le corps de la dame alchimie se confond
avec le mercure de forte densité qui occupe la partie inférieure
de la panse de Pyrex. Telle est la raison pour laquelle Eugène
Canseliet écrit, dans la seconde préface du Mystère des
Cathédrales, justement dans le livre qui s’ouvre sur ce
médaillon :


« Celui qui sait faire l’Œuvre par le seul mercure

a trouvé ce qu’il y a de plus parfait, – c’est-à-dire a
reçu la lumière et accompli le Magistère.»

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Et cette lumière, symbolisée pas la lettre X de l’apôtre

André, ne provient pas uniquement du soleil ou de la lune ou
encore d’un miroir. Il y a cette lumière intérieure qui donna le
nom d’illuminatis à ceux qui la rayonnent. L’échelle à neuf
barreaux est des plus explicites à cet égard.


Dans ce temple chrétien les prêtres disaient, ou chantaient

leur office appelé messe tridentine identique à celle qui est
appelée gallicane et qui se célébra dans la cathédrale jusqu’au
milieu du XXe siècle. A la fin d’un texte appelé Préface le prêtre
disait ou chantait une extraordinaire oraison qui se terminait par
ces mots :


« C’est pourquoi nous nous unissons aux anges

et aux archanges, aux archès, aux trônes, aux
dominations… » (Missel d’Avignon de 1822)



Cette armée céleste n’est pas quelconque puisqu’elle est
composée de neuf cœurs correspondant aux neuf barreaux de
l’échelle centrale du médaillon. Il s’agit des neuf étapes de
notre divinisation caractérisant notre pèlerinage sur cette
verticalité que l’on retrouve sur l’échelle de Jacob si bien
représenté par cette vieille BD alchimique de 1677 dépourvue
de bulles, d’où son nom de Mutus Liber. L’ouvrage montre sans
ambiguité que cette échelle conduit aux cieux.


Si le barreau le plus bas correspond au cœur des Anges,

celui qui lui est supérieur est occupé par les Archanges. Le
troisième concerne les Archées et celui qui le précède réunit
les Puissances. Le cinquième désigne les Vertus, le
quatrième les Dominations, le troisième les Trônes, le second
les Chérubins et le plus élevé les Séraphins.


Cette échelle de divinisation de notre être le plus profond

trouve son image virtuelle, son reflet dans la scala
philosophorum, image des neuf opérations hermétiques au
laboratoire. Rien ne saurait mieux illustrer la correspondance

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des opérations au laboratoire avec celles de l’oratoire. Ce n’est
donc pas seulement pour illustrer des opérations concrètes que
dame alchimie a la tête dans les ondes célestes. Nous
comprenons le silence de Fulcanelli pour exprimer une pareille,
et sublime, comparaison qui n’aurait pas manquée d’éveiller les
railleries de nos misérables spadassins toujours prêts à
embrocher ceux qui ne se plient pas à leurs critères de laïcité
mal comprise.


Dans cette hiérarchie, les Esprits du temps ou Archées

que les gnostiques appellent Éons, sont fondamentaux car ils
accèdent à l’histoire et donc à la mémoire qui se manifeste
dans la matière (mater) en gestation. En effet, la matière
première des alchimistes, ou « protolithe », est dépositaire des
évènements de sa propre création, donc indissociable de la
cosmogénèse du système solaire et du Big Bang universel.

Pour percevoir ce message de la nuit des temps, l’image
n’est pas suffisante. Encore faut-il en saisir le langage universel
qui est celui de la Pierre de fondation, ou langue mère.
Évidemment ce langage génétique n’a rien de commun avec
celui du psychologue Suisse Jean Piaget.


Cette langue primordiale permet de percevoir la

signification originelle de tous les mots. Cela, évidemment,
avant leur déformation par leurs connotations suggestive et
culturelle. Car après ces changements, correspondant à des
enrichissements, s’élaborèrent les multiples variantes des
vocabulaires, et prononciations caractérisant chaque idiome de
différents pays.

Pour utiliser une analogie embryologique, on peut dire que
c’est cela qui provoqua une sorte de « morula[1] » où chacune
des cellules représente une langue apparemment
indépendante, mais constituant en réalité un seul
« organisme » (la morula) dont les liens intercellulaires sont ici
la phonétique, les racines pérennes du Grec et du latin. Parfois
les termes doivent êtres décomposés puis reconstitués par

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